MONTSEGUR


Montségur est sans conteste le château cathare le plus célèbre de tous. Il est notamment célèbre pour la fin tragique qu’il vécut avec l’exécution de 215 cathares ne voulant pas renier leur fois. Montségur représente la dernière résistance opposée à la croisade avec un siège qui dura plus de 10 mois. Entre 500 et 600 personnes se trouvaient dans la citadelle pendant ce siège.
L’architecture de cet édifice est sujette à de nombreuses questions sur son utilité première. Son nom de Montségur signifie certainement «la montagne sûre ». Néanmoins son apparente simplicité architecturale et l’absence quasi totale de tout appareil militaire peuvent nous étonner quand on le compare aux autres châteaux cathares des environs. Montségur est une enceinte totalement dépourvue d’archères et de tours, possédant deux grandes entrées sans protection. Cette architecture n’est donc peut être pas destinée, dans un premier temps, à des fins militaires. Ce château aurait été construit en 1204 sur le site d’un château en ruine à la demande des cathares. A cette époque ils ne se sentaient pas encore en danger et la nécessité de fortifier ce lieu n’était pas une priorité. Les historiens pensent plutôt que la fonction première de Montségur fut d’être un haut lieu spirituel. L’archéologue, Fernand Niel, remarqua, comme à Quéribus, que le matin du solstice d’été, et ce matin là seulement, le premier rayon du soleil levant venait passer par l’archère nord-ouest et repassait par l’archère sud-ouest du donjon. Encore une fois Ferdinand Niel pensait que le château de Montségur était un immense calendrier solaire. Pourtant l’adoration du soleil n’apparaît pas dans les écrits cathares. Et pourtant un autre indice pourrait faire penser le contraire. En effet, Raymond de Péreilhe, le seigneur du château de l’époque, obtenu des assiégeants, la reddition de Montségur en échange de diverses conditions et notamment sur le fait qu’il resterait maître du château pour quinze jours de plus. Fernand Niel s’est penché sur la raison de cette trêve de quinze jours et a constaté une coïncidence étonnante. En effet, le bûcher fut dressé le 16 mars et les troupes royales prirent possession du château le 17, or le 14 mars 1244 correspond à l’équinoxe du printemps qui est une fête solaire. On peut donc se demander si la trêve des quinze jours fut un prétexte pour les parfaits pour pouvoir fêter l’équinoxe. Là encore, on peut se demander s’il existait une relation entre le catharisme et le culte du soleil. Ce genre d’interrogations permet de cultiver le mystère entourant Montségur. Ici et là, on peut voir apparaître des hypothèses sur la présence d’un trésor cathare, d’autres déclarent même, que la croisade contre les cathares n’était qu’un prétexte afin de récupérer le Graal caché à Montségur. Je crois vraiment inutile de croire à ce genre d’histoire sortie de l’imagination de poètes et que les lieux seuls, peuvent permettre de rêver.

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