MON APPROCHE DU PAYS CATHARE
Depuis mon enfance j’ai souvent eu l’occasion de découvrir de nombreux châteaux du sud de la France. Mon père était passionné par l’histoire du Béarn et surtout de l’époque de Gaston Phébus (1331-1391). Grâce à lui, j’ai pu découvrir de nombreux châteaux moyenâgeux et, à mon tour, m’intéresser à cette époque lointaine. Un jour de vacances, de passage dans l’Aude au début des années 80, nous nous sommes arrêtés au pied de Montségur. Impressionné par l’histoire du graal qui aurait séjourné à cet endroit, je me mis en tête de le retrouver. A la place du graal, j’ai tout de même trouvé un caillou «magique » qui est, depuis, sur une de mes étagères. Je crois que c’est ainsi qu’a commencé mon attirance pour les vielles pierres. Depuis mon arrivée sur Toulouse pour mes études, j’ai pu me rendre de nombreuses fois sur les sites cathares. Les trois principaux châteaux qui m’attirent sont Puylaurens, Peyrepertuse et Queribus. En effet, ceux-ci sont en très bon état et ils permettent donc de mieux se replonger dans l’époque médiévale. Afin de faire abstraction du temps qui me sépare avec le moyen âge, j’ai trouvé la solution qui consiste à se rendre de nuit aux châteaux. « Financièrement plus intéressant » cela permet également une perception toute autre des lieux. Ces châteaux font corps avec la roche sur laquelle ils sont posés, ils font donc partie intégrante de la nature environnante. Les conditions météos, la saison et l’heure sont donc des éléments qui permettent de transformer totalement un site naturel. Cela explique l’intérêt de se rendre régulièrement dans les châteaux cathares car on découvre toujours quelque chose de nouveau. Pour moi, les conditions idéales pour visiter un de ces châteaux sont la nuit et d’être au maximum deux personnes. La nuit permet bien évidemment de se retrouver seul dans les châteaux mais elle permet surtout de gommer les dégâts du temps qui passe. Un ciel dégagé permet également de se replonger dans le passé. Les étoiles que nous observons sont-elles aussi, vieilles, et les voir revient dans un certain sens, à remonter le temps. De plus le ciel est une des rares choses qui n’ai pas vraiment changé en France depuis l’époque cathare.